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La Revue De Presse

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Voilà, une idée m'a traversée l'esprit, ce sera probablement un flop phénoménal, mais bon:

 

Depuis quelques temps, il arrive que dans "de tout et de rien" quelqu'un mette un article trouvé sur le net ou parle d'un truc qu'il a pu lire. Et donc, je me suis dit que tant qu'à faire, autant faire une sujet spécial presse.

 

Alors, autant le dire tout de suite, c'est pas un clone des "messages inutiles" ni une doublure des thémas. C'est juste histoire d'avoir un sujet juste centré sur ce qu'on peut lire dans la presse, spécialiste ou généraliste, et qui n'a pas rapport avec les JV ou la médiathèque. Si on commence à raconter notre vie, on zappe sur tout et rien, et si on pense approfondir la disucssion à plus d'une petite dizaine de messages, alors on file sur les thémas.

 

Voilà donc le principe, que je met dans ce premier message.

Maintenant, je m'en vais inaugurer mon petit sujet.

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Voilà, j'ouvre donc ce sujet par une suite d'articles.

 

Notez bien que je fais exprès de les mettre en quote, c'est un moyen de garder les textes en mémoire quand les articles ne seront plus accessibles.

 

Là, je met des articles du Monde sortis à l'ocasion du trentière anniversaire de la loi Veil.

 

Trente ans après l'adoption de la loi Veil, le nombre de femmes qui avortent chaque année oscille toujours autour de 200 000. Selon une étude de l'Inserm et de l'INED, le recours à cet acte médical vise surtout à reporter la maternité à un contexte affectif et social plus stable.

 

L'espoir né de la légalisation de l'avortement n'a été que partiellement réalisé. Trente ans après l'adoption de la loi Veil, le 21 décembre 1974, les interruptions volontaires de grossesse (IVG) restent aussi fréquentes qu'à la fin des années 1970.

 

 

 

Cette stabilité masque pourtant des évolutions profondes dans le rapport qu'entretiennent les femmes avec cet acte médical. Une étude du bulletin Population et sociétés, rendue publique mercredi 8 décembre, a analysé ces évolutions.

 

Menée par des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'Institut national d'études démographiques (INED), Nathalie Bajos, Caroline Moreau, Henri Leridon et Michèle Ferrand, l'étude montre que si les femmes recourent plus souvent à l'avortement en cas de grossesse non prévue, c'est pour reporter leur maternité à un contexte affectif et social stable. "La décision de l'IVG est socialement construite, explique Nathalie Bajos, de l'Inserm. Elle renvoie aux normes sociales des bonnes conditions de la parentalité."

 

Dans les années 1970, les législateurs et les féministes espéraient que le développement de la contraception puis l'autorisation de l'IVG conduiraient à une diminution progressive du recours à l'avortement. Trente ans après, il n'en est rien. Certes, depuis la loi Veil, les conditions sanitaires de la prise en charge de l'avortement ont radicalement changé, entraînant une réduction spectaculaire des complications graves et des décès : on compte aujourd'hui moins d'un décès par an lié à la pratique d'un avortement en France (0,3 pour 100 000 IVG).

 

Mais, en dépit d'une diffusion massive de la contraception médicale (pilule et stérilet), le recours à l'IVG est resté étonnamment stable depuis 1975. Le taux oscille autour de 14 avortements pour 1 000 femmes de 15-49 ans, soit environ 200 000 chaque année (206 000 en 2002). Des chiffres parmi les plus élevés d'Europe occidentale, la France venant juste derrière la Suède, mais devant la Grande-Bretagne, le Danemark ou l'Italie.

 

Ce sont les jeunes femmes, entre 20 et 24 ans, qui avortent le plus, avec 27,4 interruptions pour 1 000. Tous âges confondus, "on estime que près de 40 % des femmes y auront recours dans leur vie", note l'étude, qui relève que "toutes les catégories sociales sont concernées".

 

"LOGIQUES SOCIALES"

 

La stabilité du nombre d'avortements a des causes variées. Au-delà des problèmes d'information et d'accès à la contraception de certaines femmes ou de l'ambivalence vis-à-vis du désir de grossesse, il s'explique d'abord par une inadéquation de la méthode contraceptive à leurs conditions de vie sociale, affective et sexuelle. Ainsi, 23 % des femmes qui ont avorté en 1998 prenaient la pilule, l'échec contraceptif étant dû à un oubli de la prise quotidienne du comprimé.

 

Il ne faut cependant pas en déduire que la contraception n'a eu aucun effet sur le recours à l'IVG : la généralisation des pratiques contraceptives a bien entraîné une diminution du nombre de grossesses non prévues, qui représentaient 46 % des grossesses vers 1975, 36 % quinze ans plus tard, 33 % aujourd'hui. Simplement, les femmes recourent plus souvent à l'IVG en cas de grossesse non désirée. Alors que quatre grossesses non prévues sur dix se terminaient par une IVG en 1975, c'est le cas de six sur dix aujourd'hui. La tendance semble particulièrement marquée chez les très jeunes femmes, qui avortent d'avantage depuis une dizaine d'années.

 

Si les femmes recourent plus facilement à l'IVG que dans les années 1970, c'est qu'en trente ans leur statut a radicalement changé. "Les logiques sociales qui sous-tendent la décision d'interrompre la grossesse dépendent de la phase du cycle de vie" de la femme, et sont prises en fonction de leur âge, de leur engagement ou non dans les études ou une carrière professionnelle, ainsi que de leur stabilité affective.

 

Ainsi, si les jeunes femmes de moins de 25 ans avortent le plus, c'est que, pour elles, l'engagement scolaire est déterminant. "L'IVG apparaît comme un moyen de reporter une maternité survenue trop tôt pour les femmes dans une situation professionnelle débutante", expliquent les chercheurs. A l'inverse, quand les études ne représentent guère un investissement rentable, le choix d'une maternité précoce peut représenter un moyen d'acquérir un statut et une identité sociale.

 

"MATERNITÉ CHOISIE"

 

Pour les démographes, la décision d'avorter, loin de correspondre à un comportement égoïste qui conduirait la femme à interrompre sa grossesse par pure convenance personnelle, "traduit l'attention portée aux conditions d'accueil de l'enfant". "Il s'agit d'une anticipation par les femmes et les hommes de leur capacité d'engagement dans une parentalité où le contexte relationnel et matériel soit favorable, face aux aléas des parcours de vie", expliquent les chercheurs. L'enfant est "programmé" dans un contexte affectif stable, et au bon moment de la trajectoire professionnelle des parents. En ce sens, si le recours à l'IVG est plus fréquent en cas de grossesse non désirée, il ne s'est toujours pas banalisé. "La légalisation n'a pas provoqué une banalisation dans le vécu des femmes, commente Nathalie Bajos. L'avortement n'est pas un geste anodin, il traduit toujours un moment de vulnérabilité dans la vie d'une femme."

 

Trente ans après l'entrée en vigueur de la loi Veil, "la contraception et, en cas d'échec, le recours à l'IVG ont permis le passage d'un modèle de maternité sous contrainte à celui de maternité choisie, contribuant ainsi à redéfinir la parentalité au féminin, comme au masculin", estime Population et sociétés. Et, contrairement à ce qu'affirmaient les opposants à l'avortement lors de l'adoption de la loi, la légalisation de l'IVG n'a pas eu d'impact démographique. "Une IVG ne constitue pas une naissance en moins mais une naissance reportée à plus tard dans un contexte plus favorable", explique Mme Bajos.

 

La fécondité française, qui avait fortement baissé de 1964 à 1976, est stabilisée : depuis trente ans, le nombre d'enfants souhaités par les Français est resté inchangé et les femmes en ont toujours autant.

 

Cécile Prieur

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Une législation plusieurs fois remaniée

 

 

* Décembre 1967. Présentée par Lucien Neuwirth, député (UNR-UDT) de la Loire, la loi relative à la régulation des naissances autorise la pilule contraceptive.

* Avril 1971. Le Nouvel Observateur publie le "Manifeste des 343 salopes", un appel en faveur de l'avortement libre rédigé par Simone de Beauvoir.

* 26 novembre 1974. Simone Veil, ministre de la santé du gouvernement de Valéry Giscard d'Estaing, présente son projet de loi autorisant l'interruption volontaire de grossesse (IVG) devant l'Assemblée nationale. La loi sera promulguée en janvier 1975.

* 1982. La socialiste Yvette Roudy, ministre de la condition féminine, fait inscrire dans la loi le remboursement de l'IVG par la Sécurité sociale.

* 1988. Le RU 486 obtient une autorisation de mise sur le marché et permet de réaliser des avortements médicamenteux dans des centres spécialisés.

* Janvier 1993. Pour lutter contre les commandos anti-avortement, la loi de la socialiste Véronique Neiertz, secrétaire d'Etat aux droits des femmes, est adoptée. Elle crée le délit d'entrave à l'IVG, passible de deux mois à trois ans de prison et de 2 000 à 3 000 francs d'amende.

* Juillet 2001. Adoption de la réforme de la loi de 1975. Proposée par Martine Aubry, alors ministre de l'emploi et de la solidarité, elle fait passer le délai légal de recours à l'avortement de dix à douze semaines de grossesse et permet aux mineures accompagnées d'un adulte référent d'obtenir une IVG sans l'autorisation de leurs parents.

* Juillet 2004. Le ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy, augmente de 29 % les forfaits IVG dans les établissements de santé et signe le décret autorisant l'avortement médicamenteux en ville jusqu'à cinq semaines de grossesse, une mesure inscrite dans la loi de juillet 2001.

 ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 09.12.04

 

Puis:

 

Trois organismes de santé s'unissent pour résoudre le "paradoxe contraceptif français"

 

Ils recommandent aux praticiens de sortir des "seuls critères médicaux".

 

Malgré l'utilisation d'un moyen de contraception par une très large majorité de femmes, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) ne diminue pas. Pour tenter de résoudre ce "paradoxe contraceptif français", comme le nomme la chercheuse Nathalie Bajos, trois organismes publics - l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (Anaes), en collaboration avec l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) - ont publié, mardi 7 décembre, une série de recommandations visant à améliorer les "stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme".

 

 

 

Plusieurs études le prouvent : les échecs de contraception sont souvent liés à une inadéquation entre la méthode utilisée et les conditions de vie sociales, affectives et sexuelles des femmes. Parce qu'une contraception sera d'autant mieux utilisée qu'elle a été choisie par la femme, adaptée à son mode de vie et non imposée par le médecin, il est recommandé aux professionnels de santé de ne pas limiter leurs consultations et leurs prescriptions "aux seuls critères médicaux".

 

Prendre le temps d'écouter la patiente, expliquer le choix qui s'offre à elle, ne pas lui faire subir, si elle n'a pas d'antécédents personnels ou familiaux, des examens gynécologiques dès le premier entretien, la contraception doit avant tout être affaire de "dialogue", insiste le gynécologue Guy Masson, membre du groupe de travail de l'Anaes. Une attention particulière doit être apportée aux adolescentes, "qui seront reçues sans leurs parents"- comme l'autorise la loi depuis 2001 - et écoutées "sans a priori".

 

Ces recommandations sont l'occasion de mettre à mal un certain nombre d'idées reçues et de bousculer la "norme contraceptive" qui prévaut en France. "Préservatif lors de l'entrée dans la sexualité, puis pilule et enfin stérilet lorsqu'on a eu des enfants", résume Nathalie Bajos. Ce schéma, très figé, est dû notamment à une "hyper-médicalisation" de la contraception et à l'influence du marketing de l'industrie pharmaceutique.

 

Or, affirment avec force les experts, "les dispositifs intra-utérins (DIU) ou stérilets ne sont pas uniquement destinés aux femmes ayant eu un ou plusieurs bébés. Il s'agit d'une méthode contraceptive de première intention très efficace". Pour le docteur Yves Le Noc, président du groupe de travail, "le stérilet est sous-utilisé en France et doit être valorisé", d'autant qu'il élimine les problèmes d'observance.

 

Quant à la contraception stroprogestative, il n'y a aucune raison de privilégier tel ou tel type de pilule, car "toutes les générations de pilules sont associées à une augmentation du risque d'accident thromboembolique".

 

Prescrire cette contraception orale, qu'elle soit de deuxième ou de troisième génération, nécessite avant tout de s'assurer que la femme ne présente pas de risque cardio-vasculaire. En outre, parce que ce risque augmente avec l'âge, les experts soulignent l'importance de "réévaluer l'adéquation de la méthode contraceptive utilisée à partir de 35-40 ans".

 

La femme peut aussi se voir proposer l'implant hormonal, le patch, l'anneau vaginal (Le Monde du 14 octobre) ou encore les méthodes de stérilisation (ligature des trompes), légalisées depuis 2001 et réservées aux majeures.

 

Les professionnels de santé sont aussi appelés à "informer préventivement" leurs patientes des "possibilités de rattrapage" offertes par la contraception d'urgence "en cas de rapport non protégé".

 

Sandrine Blanchard

 ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 09.12.04

 

Puis une interview

 

ENTRETIEN

Janine Mossuz-Lavau, directrice de recherche au CNRS : "Cela leur donne accès au droit au plaisir"

 

Quel a été le rôle de la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) dans l'histoire des femmes ?

 

L'autorisation de l'IVG a constitué un acquis fondamental, une véritable révolution pour les femmes. En maîtrisant leur procréation, en choisissant le moment où elles peuvent avoir des enfants, elles ont récupéré une autonomie extraordinaire.

 

 

 

Sans la contraception et son correctif, l'IVG, les femmes ne pourraient pas former 46 % de la population active, être autonomes financièrement et professionnellement. Si elles n'avaient pas le moyen de disposer de leur corps, elles seraient toujours en train d'accoucher, d'élever des jeunes enfants ou d'avorter clandestinement, au péril de leur vie ou de leur fécondité future.

 

La libéralisation de la contraception et de l'IVG, c'est aussi le contrôle de la procréation qui revient aux femmes, alors qu'auparavant il était détenu essentiellement par les hommes - c'était eux qui prenaient ou non des précautions. Cela leur donne vraiment accès à ce qu'elles revendiquent de plus en plus, c'est-à-dire le droit au plaisir. Quand elles faisaient l'amour avec la peur au ventre, avec l'angoisse d'être enceinte, les rapports sexuels n'étaient pas extraordinaires.

 

Pour les hommes, qui devaient faire attention, non plus. A partir du moment où elles n'ont pas craint d'être enceintes, cela a changé beaucoup de choses, en libérant des potentialités en termes d'épanouissement et de plaisir.

 

Dans quelle mesure les rapports entre les hommes et les femmes s'en sont trouvés changés ?

 

Pour une part, la contraception a été ressentie par certains hommes comme une dépossession. Pendant le débat sur la loi Neuwirth, en 1967 -qui a introduit la légalisation de la contraception-, un député a ainsi déclaré que la femme allait devenir "un objet de volupté stérile", et que, du coup, "les hommes perdront la fière conscience de leur virilité féconde".

 

Aujourd'hui, on retrouve cette conception chez des hommes qui affirment que tout le pouvoir est aux mains des femmes et des mères, mais c'est un mouvement qui reste très minoritaire. La plupart des hommes, en effet, ont été satisfaits de la révolution contraceptive. Ils apprécient d'être en face de femmes qui peuvent faire l'amour sans appréhension et d'avoir des relations sexuelles complètes.

 

Aujourd'hui, peut-on considérer que la contraception est entrée dans les murs, alors qu'environ 200 000 IVG sont toujours pratiquées chaque année ?

 

La plupart des femmes utilisent une méthode contraceptive, mais il y a des oublis, des ratés. Et l'on enregistre des réactions d'hostilité à la pilule de la part de certaines jeunes femmes. Pour ma génération, la pilule représentait une libération. Aujourd'hui, elle est parfois vécue comme une contrainte, puisqu'il faut y penser tous les jours.

 

D'où le retour, chez quelques-unes, aux bonnes vieilles mauvaises méthodes, comme le retrait ou la méthode Ogino, où on comptait les jours. Il y a encore de fausses notions qui circulent, comme l'idée que la femme n'ovulerait que le 14e jour de son cycle.

 

C'est pourquoi il faut une éducation sexuelle plus approfondie dans les collèges et les lycées, afin de réduire les réticences des jeunes filles envers la contraception.

 

Reste-t-il encore des batailles à mener, pour les féministes, autour du droit des femmes à disposer de leur corps ?

 

Il reste beaucoup à faire dans la relation des femmes à leur sexualité. Certes, elles peuvent théoriquement faire l'amour pour faire l'amour, pour avoir du plaisir, mais en réalité la société leur demande toujours de se justifier.

 

La bonne raison invoquée aujourd'hui, c'est qu'au moins elles soient amoureuses, ce qu'on n'exige pas des hommes. Certaines représentations perdurent. Les femmes ne pourraient pas se donner à n'importe qui, n'importe comment, autant qu'elles le veulent. Elles devraient toujours garder une mesure, une certaine retenue, etc. L'égalité hommes-femmes, de ce point de vue, est loin d'être acquise.

 

Propos recueillis par Cécile Prieur

 

Et enfin:

 

Les pionniers de l'IVG dénoncent la "persistance des blocages culturels chez les gynécologues"

 

Le relève de la génération militante n'est pas assurée.

 

La génération de médecins militants qui a permis, il y a trente ans, l'application de la loi Veil autorisant l'interruption volontaire de grossesse (IVG) partira bientôt à la retraite. La relève est-elle assurée ? "Non", répondent avec inquiétude les praticiens attachés à ce droit des femmes.

 

 

 

Jour après jour, ils constatent la difficulté, pour les femmes souhaitant avorter, d'obtenir rapidement un rendez-vous et d'être accueillies dans de bonnes conditions. "Aujourd'hui encore, tout reste très fragile, un maximum d'IVG est réalisé par un minimum de centres parce que tous les services ne s'y sont pas mis", souligne Marie-Laure Brival, vice-présidente de l'Association nationale des centres d'IVG et de contraception (Ancic). Cette chef du service d'orthogénie de la maternité des Lilas (Seine-Saint-Denis) regrette le "laxisme politique face à ce problème de santé publique".

 

Trente ans après, l'IVG reste "la dernière roue de la charrette" dans l'univers hospitalier, affirme, avec amertume, le docteur Raymonde Moullier, orthogéniste à Nantes (Loire-Atlantique). "Il n'y a toujours qu'une ou deux heures non obligatoires consacrées à l'avortement et à la contraception au cours des études médicales et les médecins qui pratiquent les avortements sont mal payés et mal reconnus alors que c'est un travail à part entière", regrette-t-elle. "L'IVG devrait être rémunérée comme un accouchement car il n'y a aucune raison de penser que c'est moins important", martèle le docteur Martin Winckler, auteur du roman La Maladie de Sachs, et vacataire au centre d'IVG de l'hôpital du Mans (Sarthe).

 

Dans les services de gynécologie-obstétrique, l'assistance médicale à la procréation (AMP) a été largement valorisée, l'échographie prénatale aussi "mais jamais l'IVG, délaissée par les grands patrons", relève le docteur Philippe Faucher, de l'hôpital Bichat à Paris. A 40 ans, ce gynécologue-obstétricien se sent "un peu à part" dans son combat en faveur d'une "déculpabilisation" de l'avortement, et ne croit pas à une "renaissance du militantisme chez les jeunes médecins" car les mentalités demeurent difficiles à changer.

 

"En 1975, seule une partie des médecins - surtout des généralistes et seulement quelques gynécologues-obstétriciens - avaient soutenu la loi Veil", rappelle le docteur Paul Cesbron, ancien président de l'Ancic. Il suffit de se souvenir des débats qui ont eu lieu en 2001, lors du vote de la loi prolongeant le délai légal du recours à l'avortement de dix à douze semaines de grossesse, pour mesurer la "persistance des blocages culturels chez les gynécologues", estime le docteur Cesbron. Pour lui, la stabilité du nombre d'IVG est un "faux débat" qui vise "une fois encore à culpabiliser les femmes".

 

Militante de la première heure, Danielle Hassoun, responsable du centre d'IVG de l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), constate que les médecins font désormais valoir "une clause de conscience "relative" en refusant d'appliquer la loi jusqu'aux douze semaines de grossesse ou en se désintéressant d'un acte qu'ils jugent peu gratifiant, répétitif, sans intérêt professionnel", semblant oublier qu'en médecine "il y a beaucoup de gestes répétitifs". De plus en plus de cliniques privées arrêtent donc les IVG - pas assez rentables financièrement -, le nombre de médecins pratiquant les avortements ne cesse de réduire, les centres d'IVG sont surchargés et, pour couronner le tout, la démographie médicale est en berne.

 

Seule lueur d'espoir, la possibilité désormais offerte aux femmes d'avoir accès à l'IVG médicamenteuse auprès d'un médecin de ville (Le Mondedu 24 juillet). "C'est une chance extraordinaire qui va peut-être sauver la situation", estime le docteur Faucher. "Il ne faut pas être trop utopique, mais c'est peut-être une première pierre posée en faveur d'une dédramatisation de l'IVG, car cela va permettre de confronter potentiellement tous les médecins à la question de l'avortement et peut être de faire évoluer les mentalités", espère le docteur Brival.

 

Mais il faudra du temps et surtout un engagement des praticiens de ville (notamment des gynécologues médicaux). "Les médecins qui recevront les femmes pour la contraception recevront aussi celles pour une IVG, dans les têtes quelque chose peut changer", ose entrevoir Maïté Albagly, secrétaire générale du Mouvement français pour le planning familial (MFPF).

 

Le docteur Moullier est beaucoup moins optimiste. Elle redoute une frilosité du corps médical à s'engager dans l'IVG médicamenteuse. Surtout, elle insiste sur la nécessité d'assurer une relève qui permette d'éviter tout "retour de bâton" et de laisser le choix aux femmes d'avorter chez elles ou à l'hôpital.

 

Sandrine Blanchard

 ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 09.12.04

 

OUF, je sais que ça fait un peu lourd pour une première, mais bon.

 

Voilà, si j'ai sorti tout ça, c'est parceque malgrès tout, après 30 ans d'avortement légal, on dirait que la situation n'est pas si rose que ça et que finalement, c'est pas un droit aussi garanti qu'on pourrait le croire....

Bref, cette suite d'article ne m'a pas rendu très optimiste je dois dire :p

Entre les centres d'avortement qui manquent, les gynéco qui y mettent de la mauvaise volonté, les mauvaises habitudes qui reviennent, finalement, on peut se dire que tout n'est peut être pas si solide que ça :p

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La chienne de garde qui sommeille en moi ne peut s'empecher de r"agir.

En fait c'est plutot bien que tu causes de ca parce que y'a très peu de temps j'ai regardé une émission sur la 5 et ce que j'ai entendu m'a attérée

 

Une jeune fille de 17 ans tombe enceinte et decide d'avorter. Elle va donc voir son medeçin pour avoir une adresse et que lui repond ce dernier?

"N'avortez pas, vous feriez u ne bonne mère"

 

Comment peut-on dire ça à une lycéenne de 17ans en la regardant droit dans les yeux?

 

J'ai vu aussi que pas mal de femmes prenaient des rendez_vous et qui les faisaient avorter au dela du delai de 12 semaines...

 

Les medeçins ne facilitent pas toujours l'avortement et je ne peux que repensez aux témoignage que j'ai entendu, avant la loi Veil, on pratiquaient les curetages (nettoyage post avortement) à vif, histoire d'enlever l'envie aux femmes de recommencer.

on semble oublier que c'est aussi une souffrance, on culpabilise les femmes sous pretexe de morale judéochrétienne à deux balles. Bon à côté de ca on a les filles qui pratiquent l'avortement comme méthode de contraception ce qui je dois l'admettre n'arrange pas l'affaire (je connais uen fille qui a deja subis 3 avortement à 20ans -_-) cela dit les autres moyens de contraceptions ont tous leurs defauts : la pilule qui donne des nausées et qu'on ne doit pas oublier (en meme temps suffit de la prendre avec un autre truc qu'on fait à la meme heure, comme le repas par exemple), le stérilet qui fait souffrir pendant les premiers jours, les preservatifs qui empechent de pleinement ressentir les choses, les preservatifs feminins qui sont plus anecdotiques qu'autres choses et les méthodes plus... hasardeuses comme le retrait ou compter les jours, responsables de pas mal de bébés, comme la pilule d'ailleurs mais bref...

 

Sinon j'ai aussi entendu parler de pilule avortive qu'on pourra prendre chez soi sur prescription, ca desengorgera peut etre les centres mais je pense qu'on devrait sensibiliser les medeçins pour qu'ils se contentent de faire leur travail au lieu de jouer à ce qui n'est pas leur role

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Bah oui, le côté "vas-y que c'est mal d'avorter" quand on détourne pudiquement le regard sur les gars qui se barrent en plein grossesse ou sur ceux qui ne reconnaissent pas les gosses de leur -jeune- maitraîsse. Je connais un cas où c'est la famille de la femme qui est allé jusqu'à quasiment agresser le père pour qu'il reconnaisse son gosse, désolant :biarg:

 

Et puis, sur les méthodes, je me rappelle avoir lu une comparaison de l'éfficacité sur un an des différentes méthodes; on avait une efficacité qui variait en porcentage de 98 à 99,kekchose ce qui voulait dire que pillule, preservatif, sterilet et consort étaient d'une efficacité telle qu'en les utilisant sur 10 ans, les chances d'une grossesse non désirée variaient de 1/5 à 1/50, alors que quand on comptait les jours on tombait à 64% (c'est à dire 98,5% de grossesse non désirée sur 10 ans) et que quand on passait à l'abstinence (c'est à dire compter les jours + le moins de relations sexuelles possibles) on tombait à 34%, soit 99,998% de chance d'une grossesse non désiré sur 10 ans, autant dire que la méthode Jean-Paul 2, elle est très déconseillée :D

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Bon bein, ça devrait faire réagir Spart (parceque moi, le heavy metal....), en tout cas, je viens de lire ça:

 

Les fans de heavy metal sous le choc après le meurtre de l'ancien guitariste de Pantera

 

 

 

Darrell Abbott, dit "Dimebag", 38 ans, a été tué, avec trois autres personnes, par un spectateur dans un club à Columbus, dans l'Ohio. Il venait de fonder un nouveau groupe, Damageplan Les fans de heavy metal sous le choc après le meurtre de l'ancien guitariste de Pantera.

 

La communauté internationale des fans de heavy metal est sous le choc après la tuerie dans un club de Columbus (Ohio), qui a provoqué, mercredi 8 décembre, la mort de l'ancien guitariste du groupe Pantera et celle de quatre spectateurs, dont le tireur. Deux blessés ont dû être hospitalisés.

 

 

 

Agé de 38 ans, Darrell Abbott, alias "Dimebag" ("Dime" pour les fans), venait juste d'entrer sur scène avec sa nouvelle formation, Damageplan, devant 250 spectateurs. Selon plusieurs témoins, un jeune homme de 25 ans, Nathan Gale, aurait alors crié "tu as détruit Pantera" à son attention avant de tirer sur lui à plusieurs reprises et à bout portant, puis de diriger son arme vers les autres musiciens et les spectateurs.

 

Le porte-parole de la police de Columbus a indiqué qu'un officier qui patrouillait dans le secteur a reçu un appel téléphonique l'informant du drame. Après avoir pénétré dans le club, il a fait face sur scène à Nathan Gale qui s'est emparé d'un otage. L'agent a tué Gale sans blesser le spectateur. "Il n'y avait pas de lien entre -Gale- et le groupe, du moins formellement, a encore déclaré le porte-parole de la police. Nous ne connaissons pas le motif et peut-être nous ne le connaîtrons jamais, car il est mort."

 

Formé en 1983 à Dallas (Texas) par Darell Abbott et son frère Vinnie (batteur), Pantera fut dans les années 1990, avec Metallica, Megadeth et Slayer, un des plus populaires groupes de trash metal, un sous-genre mêlant virtuosité et rapidité, issu à la fois de la nouvelle vague du hard rock britannique, apparue dans la décennie 1980, et du punk américain.

 

Pantera signe un contrat avec la maison de disques Atlantic en 1990. Quatre ans plus tard, à la surprise générale, son troisième album, Far Beyond Driven, entre directement à la première place des classements américains.

 

Le groupe, qui s'était séparé inamicalement en 2000, avait publié une compilation en 2003, Reinventing Hell, The Best of Pantera (Rhino/Warner). Les frères Abbott avaient ensuite créé Damageplan avec le chanteur Pat Lachman et le bassiste Bob Zilla. Le premier album de ce nouveau groupe, New Found Power, paru en février 2004, avait atteint la 38e place des classements américains.

 

OZZY OSBOURNE "ACCABLÉ"

 

Depuis l'annonce de la tuerie, le site officiel de Pantera (www.pantera.com) reçoit de nombreux messages de condoléances des fans, l'un d'eux affirmant que "c'est la pire date dans l'histoire du metal". L'ancien chanteur de Black Sabbath, Ozzy Osbourne, qui avait souvent fait tournée commune avec Pantera, s'est dit "accablé de chagrin".

 

L'internationale du metal, plutôt bon enfant derrière les poses outrancières et l'imagerie pseudo-sataniste, avait été endeuillée en février 2003 après l'incendie qui avait ravagé une discothèque de West Warwick (Rhode Island), entraînant la mort d'une centaine de personnes qui assistaient à un concert du groupe de hard rock Great White.

 

Par sa nature (un fan déçu aurait décidé d'assassiner son héros), le drame de Columbus rappelle surtout l'assassinat de John Lennon, le 8 décembre 1980. Mais aucun précédent de star du rock tuée sur scène par un spectateur ne vient à l'esprit.

 

En dehors de la sinistre paronymie, Columbus fait aujourd'hui songer à Columbine, ce lycée du Colorado où trois lycéens avaient tué 25 personnes en 1999. La police de Columbus n'a pu préciser si le club était équipé de détecteurs à métaux, mais cette tragédie devrait ranimer le débat sur la liberté du commerce des armes aux Etats-Unis.

 

Bruno Lesprit (avec AP et Reuters)

 ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 12.12.04

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C'est drôle quand même, mais ce sujet que Pho avait plus ou moins souhaité à une époque a pas beaucoup de succès, et je suis le seul à mettre des articles.

 

Bref

 

REPORTAGE

En Belgique, le patron d'une PME flamande est menacé de mort parce qu'il tolère le voile d'une employée

LE MONDE | 06.01.05 |

 

 

L'affaire, qui survient dans une région où l'extrême droite xénophobe est devenue la première formation, dépassant 25 % des intentions de vote, embarrasse les partis politiques.

 

 

 

Ledegem (Belgique) de notre envoyé spécial

 

Sur le coup de 10 heures, lorsque la Renault rouge de la Poste pénètre dans la cour de son entreprise, Rik Remmery dévale les marches de son bureau. "Cela a déjà dû être examiné par la police", se rassure-t-il en scrutant le paquet d'enveloppes que lui remet le facteur.  Rita, son épouse, n'est pas moins anxieuse. "Ça va, ça va, rien aujourd'hui...", lâche le patron flamand. Ce ne sera pas le jour de la sixième lettre de menaces.

 

C'est le 22 novembre que la série a commencé. Un envoi anonyme exige que Naïma Amzil, une Belge d'origine marocaine, âgée de 31 ans, employée depuis 1996 par cette entreprise de plats préparés, ôte son voile lorsqu'elle travaille. "Il n'y avait pas de quoi rire, mais j'ai cru à une blague", raconte Rik Remmery, un ancien policier de 51 ans, qui a commencé à cuisiner dans sa maison en 1987. Huit ans plus tard, il rachète un bâtiment qu'il agrandit et se lance dans une activité industrielle qui lui permet désormais d'employer une cinquantaine de personnes. Parmi elles, quelques Françaises venues de la banlieue lilloise, proche de cette zone baptisée la "Californie flamande" parce que les success stories d'entreprises y abondent.

 

Ici, le chômage est quasi inexistant et un foulard n'est pas un obstacle à une embauche. "Moi, je n'ai pas d'avis sur cette question du voile, explique le patron, dans un savoureux mélange de flamand et de français. Dans l'usine, tout le monde porte d'ailleurs un couvre-chef, pour des raisons d'hygiène. Mais, bien sûr, je sais qu'il n'y a qu'une femme voilée dans notre coin."

 

Remise à la police, la première missive de menaces se retrouve un peu plus tard dans un quotidien. L'affaire alerte la Flandre, une région où l'extrême droite xénophobe est devenue la première formation politique, dépassant 25 % des intentions de vote. A Ledegem, un gros bourg sans âme et sans histoire, 2 élus, sur les 5 du conseil municipal, sont membres du Vlaams Belang, l'ancien Vlaams Blok. Signée "Vrij Vlaanderen" (Flandre libre), la lettre reprend la dénomination des jeunes du parti, mais les dirigeants du Belang assurent à Rik Remmery que leur formation n'a rien à voir dans cette histoire.

 

Une deuxième lettre suit, menaçant la femme de Rik Remmery ainsi que ses deux enfants, et leur prédisant "un cauchemar". La troisième, signée cette fois "Nieuw Vrij Vlaanderen" (Nouvelle Flandre libre), exige de Naïma Amzil qu'elle ôte également son foulard hors de l'usine. La quatrième traite M. Remmery de "mauvais Flamand" et l'accuse de "collaborer avec les musulmans". Elle annonce que 250 000 euros seront offerts à celui qui le tuera dans l'année. La cinquième, enfin, parvenue le 29 décembre, fait "craquer" nerveusement Rita Remmery. Manuscrite, elle contient une balle, destinée, selon l'auteur, au patron de Ledegem. Désormais, son entreprise et sa maison font l'objet d'une surveillance quasi permanente.

 

DÉMISSION REFUSÉE

 

Rik Remmery a les larmes aux yeux lorsqu'il dit son espoir que tout cela s'arrêtera bien vite, d'autant qu'un suspect a été arrêté il y a quelques jours, sans que l'on sache si cette piste mènera plus loin que celles qui ont déjà été suivies. Le patron a, en tout cas, refusé la démission que son employée lui a présentée. "Elle a besoin d'argent et, après toute son histoire, qui voudra l'embaucher ?, s'emporte-t-il. Je ne veux pas qu'elle reste chez elle, qu'elle n'ait plus de contacts sociaux ; ce n'est pas cela l'intégration."

 

Avant cela, la jeune femme avait accepté de retirer son foulard dans l'usine. "Elle a longuement pleuré, cela a été très poignant pour nous tous", dit Rik Remmery. "La douleur est semblable à celle d'une mère privée de son bébé, mais ma religion me force aussi à songer au bien d'autrui", explique, quant à elle, la jeune femme, qui s'est mise en congé. Elle évite de se montrer, même si ni elle ni son mari marocain n'ont été directement menacés. "C'est triste de voir à quoi conduisent certains débats", ajoute la jeune femme.

 

Elle ne parle pas des critiques de certains sites Web islamistes, qui lui reprochent d'avoir cédé au chantage. Pas plus que des coups de fil d'autres jeunes musulmanes, qui lui racontent que des employeurs ont profité de cette affaire pour forcer leurs employées à ôter leur voile, "par crainte des ennuis possibles". Rik Remmery, lui, a reçu les encouragements de plus de 20 000 personnes, sur le site Web d'Unizo, une association de PME flamandes. "Je ne veux être un exemple pour personne, réplique-t-il. Et je n'avais aucun besoin de notoriété", ajoute-t-il. Quelques voix discordantes affirment, en effet, qu'il a organisé sa propre publicité en montant l'affaire en épingle.

 

Les politiques flamands, tétanisés par le Vlaams Belang, sont silencieux, se contenant d'indiquer qu'"une enquête est en cours". Le roi Albert II, lui, recevra Rik et Rita Remmery, ainsi que leur employée, dans quelques jours. "Cela me donne du courage", commente le patron devenu, à son corps défendant, un symbole.

 

 

 

Dans le genre connerie, on s'améliore, maintenant, 3 merdeux envoient des menaces à un type pour qu'il mette une femme au chômage.

 

Après, on voit ces gars (parceque bon, ce genre de lettres à répétition, faut pas se leurer, y a qu'un extrémiste qui soit assez C0N pour écrire un truc comme ça :roll: ) qui te font la morale, les "autres" ils s'adaptent pas, "ils" s'intègrent pas "ils" sont dangereux, "ils" sont violent. Toujours les mêmes petits merdeux qui voient facilement dans l'autre leurs propres vices, leurs propres tares.

Peut-être que je devrais pas m'embaler comme ça, après l'affaire des faux antisémites, on pourrait nous ressortir le faux islamophobe, mais n'empêche, le climat est délétère en ce moment

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Bon je vais te filler un coup de main ninix pour cette revue de presse!!

MSN Messenger, la messagerie qui dévore les soirées des ados

LE MONDE | 08.01.05 | 13h25

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MSN Messenger, la messagerie instantanée de Microsoft, suscite un engouement croissant chez les jeunes. Ils sont aujourd'hui environ 3,5  millions, entre 12 et 25  ans - soit un tiers de cette tranche d'âge - à échanger par écrit, en temps réel, sur ce système de messagerie privée où ne sont admises que les personnes répertoriées par le carnet d'adresses. Entre copains de classe, MSN s'est substitué aux interminables discussions téléphoniques des générations précédentes, mais aussi aux heures passées devant la télévision. Des professeurs s'inquiètent du temps passé sur l'ordinateur, au détriment des devoirs. Des parents craignent l'influence négative du langage pratiqué sur l'orthographe. "Ces nouveaux codes ne soustraient rien à la faculté d'employer les règles officielles", tempère un sociologue.

Msn messenger : si les parents les moins familiers des nouvelles technologies ont du mal à saisir ce que recouvre précisément ce libellé anglo-saxon, il ne peut plus leur être inconnu. Leurs enfants en sont fous, et, après le collège ou le lycée, le soir et le week-end, devant l'écran de l'ordinateur, y consacrent parfois des heures.  Aujourd'hui, 3,5 millions de jeunes entre 12 et 25 ans - un tiers de cette tranche d'âge - utilisent, en France, la messagerie instantanée de Microsoft. Un phénomène massif qui a profondément modifié leurs habitudes extrascolaires et leur mode de sociabilité.

 

MSN Messenger est une messagerie privée, réservée à ses amis, qui permet d'échanger ("chatter") avec eux en temps réel. Microsoft n'est pas le seul opérateur de messagerie instantanée (sa part de marché mondial est de 55 %), mais, en France, il en est l'acteur quasi exclusif. Selon Nielsen Netrating, 6,8 millions d'internautes - dont la moitié ont moins de 25 ans - y ont recours, quand Wanadoo, AOL et Yahoo ! Messengers se partagent moins de 1,3 million d'utilisateurs.

 

La messagerie privée possède plusieurs atouts. Elle est d'abord gratuite, dès lors que l'on a accès à Internet. Elle est ensuite plus rapide et conviviale que le mail : pas besoin de taper une adresse, d'ouvrir un courrier. Les échanges des "chatteurs" s'enchaînent sur la même page, en temps réel. Pour peu que les acteurs soient équipés d'une webcam - devenue très abordable - et que le débit soit élevé, et la conversation a lieu presque en tête à tête, quels que soient les mers et les kilomètres parcourus.

 

Surtout, la messagerie privée est aussi plus confidentielle que le "chat" traditionnel, puisque les indésirables, ceux que l'on n'a pas répertoriés dans les carnets d'adresses, ne peuvent s'immiscer. Et bien plus pratique que les Texto que l'on tape laborieusement sur son téléphone portable. Avec MSN Messenger, on papote avec son amoureuse, son meilleur copain, l'amie de son ami, voire plus si affinités : quinze personnes peuvent en effet participer au "chat" en même temps. Mieux : la messagerie instantanée permet de participer, simultanément, à dix espaces de discussion.

 

Aujourd'hui, à la sortie des collèges, on entend : "On se retrouve sur MSN." Avec la webcam, le terme "se retrouver" n'est pas usurpé. On peut même montrer à ses potes sa chambre, la tête de son frère ou de sa sœur. MSN est idéal pour organiser une sortie au cinéma en bande, faire ses devoirs avec ses amis de classe, ou encore parler de tout et de rien pendant des heures, sans craindre de bloquer le téléphone familial et d'alourdir la facture qui va avec.

 

JARDIN SECRET

 

Les enseignants ont constaté les premiers que leurs élèves passaient beaucoup de temps sur la Toile - surtout trop tardivement. Les parents, eux, ont mis quelque temps à prendre la mesure du phénomène, tant enfants et adolescents prennent soin de garder secret ce jardin qu'ils considèrent comme strictement privé (dans les témoignages de cette page, tous les prénoms ont d'ailleurs, à leur demande expresse, été changés). Ils s'amusent ou s'inquiètent de cette orthographe barbare aperçue fugitivement sur l'écran d'ordinateur sur lequel "planchent" - si longtemps - leurs enfants. Ou s'étonnent du silence qui règne dans la maison.

 

En très peu de temps, ce mode de communication a en effet bouleversé les habitudes des plus jeunes. Téléphone et télévision ont pris une place moins importante dans leur univers. A en croire un sondage Ipsos réalisé pour MSN et l'agence de publicité interactive Nurun auprès d'un (petit) échantillon de 302 jeunes de 15 à 25 ans utilisateurs réguliers d'Internet, le Web "est leur média de prédilection". A la question : "Si vous ne deviez garder que deux médias dans votre vie, lesquels choisiriez-vous ?", ils répondent Internet à 61 %, la télévision à 49 %, le cinéma à 35 %, la radio à 29 %, la presse quotidienne à 17 % et les magazines à 9 %.

 

Cette mini-révolution s'est faite en effet en très peu de temps. Lorsque, en 1997, la société américaine ICQ - pour "I seek you", c'est-à-dire "Je te cherche" en anglais -, depuis lors rachetée par AOL, lance le concept de messagerie instantanée, celle-ci est c#nçue comme un outil professionnel. Microsoft le reprend en 1999. Il y a bien les "émoticônes", ces petits symboles - une petite tête souriante :p, une autre rougissante, ou encore un cœur rouge... - censés permettre à leurs utilisateurs de partager leurs émotions. Mais il s'agit plus d'un gadget d'informaticiens pour habiller convivialement des documents de travail que d'un outil c#nçu pour les jeunes.

 

Aux Etats-Unis, les particuliers ne sont pas fans de SMS et de téléphonie mobile. Mais ailleurs, et notamment en France, l'époque est aux Texto, aux nouveaux parlers, aux tribus. Et quoi de mieux qu'une messagerie instantanée et gratuite ? "Très vite, on a vu les jeunes s'approprier Messenger, inventer leur langage", raconte Gregory Salinger, patron de MSN France.

 

En juin 2003, MSN lance donc la version 6 de Messenger, cette fois-ci pensée et c#nçue pour les jeunes. Tout est fait pour leur plaire. De nouvelles "émoticônes" sont créées. Les utilisateurs de MSN peuvent aussi joindre leur photo ou un dessin à côté de leur texte. Et accéder à des jeux. En revanche, pas question d'introduire un correcteur d'orthographe, comme le demandaient certains parents et enseignants.

 

La version 7, en cours de lancement, accentue encore cette évolution. Elle permet de se créer facilement son weblog et introduit des animations sonores et mobiles, comme cette bouche vermillon qui claque bruyamment la bise sur votre page d'ordinateur.

 

Les 12-25 ans, les 25-35 ans de demain, font l'objet de toutes les attentions de Microsoft. Une anthropologue, Anne Cohen-Kiel, est même chargée depuis 1999 par le groupe d'étudier la vie des internautes pour définir au mieux leurs besoins, et orienter les recherches des ingénieurs en c#nséquence. La recette n'a pas la même efficacité partout. Les Etats-Unis restent frileux, le Japon franchement rétif. "Le concept est trop intrusif par rapport à la culture ou au code de bonne conduite", explique-t-on chez MSN.

 

Le développement des messageries instantanées dépend aussi des facteurs technologiques. La Corée, où le gouvernement a imposé le haut débit à tous les internautes, en est la plus grosse consommatrice. Aux Pays-Bas et en Belgique, également accros à cette technologie, MSN fait un tabac, comme en Espagne, où la déficience des réseaux téléphoniques a assuré le succès des réseaux alternatifs.

 

En France, entre mai 2003 et aujourd'hui, le nombre d'utilisateurs de MSN Messenger, tous âges confondus, est passé de 2,7 à 6,8 millions. "Nous sommes entrés dans la vie quotidienne des gens", dit Gregory Salinger.

 

Ariane Chemin et Virginie Malingre

 

source: Lemonde.fr

 

Alors vous avez compris les enfants... faut autre chose que msn... même si ce dernier est imposé sur windows xp :xmas:

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m##de, personne me lit, je poste tout seul, mais là je devais la mettre:

 

Pour M.  Le Pen, "l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine"

LE MONDE | 12.01.05

 

 

 

Dans un entretien à l'hebdomadaire négationniste "Rivarol", il présente la Gestapo comme une police protectrice de la population.

 

 

On savait que, pour le président du Front national, les chambres à gaz n'étaient qu'un "détail" dans l'histoire de la seconde guerre mondiale. Cette fois, Jean-Marie Le Pen explique que l'occupation allemande, en France, n'a été accompagnée que de quelques "bavures".  Il présente en outre la Gestapo - police politique qui fait partie des organisations jugées criminelles par le tribunal de Nuremberg - comme une police protectrice de la population.

 

Interrogé sur les "commémorations de la fin de la seconde guerre mondiale" par Rivarol, hebdomadaire antisémite et négationniste, M. Le Pen n'hésite pas à affirmer qu'"en France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même, ajoute-t-il, s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés".

 

Pour illustrer ses dires, le président du FN raconte, dans cet entretien publié le 7 janvier, l'histoire d'un lieutenant allemand qui, "fou de douleur que son train de permissionnaires ait déraillé dans un attentat, causant ainsi la mort de ses jeunes soldats, voulait fusiller tout le village". C'est, explique M. Le Pen, "la Gestapo de Lille (...) qui arriva aussitôt pour arrêter le massacre".

 

Oubliés les fusillés de Châteaubriant (Loire-Atlantique) ou les pendus de Tulle (Corrèze), pour ne citer qu'eux. A moins que M. Le Pen ne classe leur exécution parmi les "bavures". A Châteaubriant, 27 prisonniers politiques internés dans un camp de la ville ont été fusillés le 22 octobre 1941, en représailles au meurtre d'un Allemand à Nantes. A Tulle, 99 habitants ont été pendus par les Allemands, le 9 juin 1944, le lendemain de la libération de la ville par le maquis de Corrèze.

 

Oubliée aussi la déportation des juifs de France planifiée à partir de juin 1942 par la section de la Gestapo chargée des questions juives et mise en uvre avec la complicité de l'Etat français de Vichy. Sur 75 000 juifs ainsi déportés, moins de 2 500 ont survécu.

 

Evoquant le "drame d'Oradour-sur-Glane", Jean-Marie Le Pen laisse entendre que la vérité n'est pas celle que l'on croit et déclare qu'"il y aurait beaucoup à dire". Il fait ainsi écho, sans s'y référer explicitement, à une thèse révisionniste bien connue des lecteurs de Rivarol : selon cette thèse, des explosifs auraient été dissimulés par les résistants dans l'église où le 10 juin 1944 la division SS Das Reich avait enfermé 642 civils (parmi eux, 245 femmes et 207 enfants) avant de mettre le feu au bâtiment. Cette thèse justifie le massacre en parlant de mesure de représailles aux activités des maquis. Ces affirmations, proférées notamment dans une cassette vidéo par Vincent Reynouard, un néonazi reconnu coupable à plusieurs reprises de négationnisme, ont valu à leur auteur d'être condamné, le 4 juin 2004, à vingt-quatre mois de prison, dont six mois ferme, par la cour d'appel de Limoges, pour "apologie de crime de guerre".

 

M. Le Pen explique enfin, toujours dans cet entretien, que "si les Allemands avaient multiplié les exécutions massives dans tous les coins comme l'affirme la vulgate, il n'y aurait pas eu besoin de camps de concentration pour les déportés politiques". Et le président du FN conclut : "Ce n'est pas seulement de l'Union européenne et du mondialisme que nous devons délivrer notre pays, c'est aussi des mensonges sur son histoire, mensonges protégés par des mesures d'exception. D'où notre volonté constante d'abroger toutes les lois liberticides Pleven, Gayssot, Lellouche, Perben II." Des lois qui condamnent notamment le racisme et l'antisémitisme.

 

 

Ouaip, c'est la dernière de Nnil, et là, ça dépasse le folklore classique de l'extrème droite. Après l'appel du pied de Golnish aux antisémites (et les explications foireuses des militants FN, genre "il peut pas être antisémite puisqu'il a épousé une japonnaise" qui sont censé expliquer tout et qui au final ne servent qu'à montré la crétinité de certains) vlà l'autre qui vient toucher à ce qu'il ne fallait pas toucher, l'occupation de la France par les nazis.

 

V'là t'y pas que l'autre borgne (de quel il? :p ) vient refaire le coup de sa petite falsification historique, en allant carrément dire que la gestapo étaient des mecs sympas, que les massacres, les exactions, c'était des "bavures" (heuresement qu'il parle pas de Vichy, de la rafle du Vel d'Hiv, des 75.000 juifs déportés et tués, j'ose pas imaginer ce qu'il aurait pu ressortir) et que, de mieux en mieux, Ouradour, c'était la faute des RÉSISTANTS, alors là, c'est vraiment la coupe qui fait déborder le vase.

 

Comment un tel mec qui a toujours montré son affection, son admiration pour le nazisme peut prétendre diriger mon pays, comment un mec qui montre qu'il penche très nettement du côté de l'ennemi (et qu'on vienne pas m'emmerder avec la réconciliation franco-allemande, elle a jamais pris les nazis en compte) peut ensuite s'autoproclamer le super-patriote de service.

 

Comment peut-il reprendre à son compte les vieux discours de l'anti-France, tout en montrant clairement que s'il en avait eu l'occasion (s'il n'avait pas été un gosse en 40) il aurait sans hésitation, sans vergogne, trahi pour l'occupant si sympatoche (et je me demandais pourquoi les Guignols lui avaient fait dire "Nein" ce soir), comment on peut faire des discours sur le "racisme anti-français" et mépriser de manière si énorme les vivants et les morts de ce qui est censé être son propre peuple.

 

Bref, c'est vraiment le truc qui me fout en rogne: on le revoit, pour la 114.488ème fois dans le rôle du gros nationaliste qui veut paraît-il sauver son pays de la décadence et de la chute, mais qui serait le premier à le vendre s'il en avait l'occasion. Ça change rien à ma petite théorie personnelle sur les leaders extrémistes (un leader islamiste sera athé et utilisera des couillons pour servir son ambition, un leader nationaliste ne fera que semblant d'aimer son pays pour couilloner des électeurs potentiels). Tout ça pour quoi? Pour "réhabiliter" le 3ème reich parceque môôôônsieur à toujours rêver d'en apliquer les méthodes en France avec lui dans le rôle du führer.

 

C'est dégoûtant, dégueulasse, vomitif :vomi:

Et le pire, c'est qu'il y a des millions de gens qui votent pour ce salopiot :biarg:

 

 

EDIT: avant qu'on m'accuse de faire moi aussi du révisionnisme: 75.000 juifs FRANÇAIS, hein, pas les 5,quelquechose millions de juif européens déportés

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C'est pas qu'on te lis pas c'est qu'on sait pas quoi repondre, bon sur ce sujet qu'est-ce que tu veux qu'on rajoute?

Ouais c'est degueulasse, ouais c'est du negationnisme, ouais c'est pas bien, ouais c'est pas le seul à dire ca (je rapelle que le papa de Mel Gibson nous dit que les camps de concentration n'ont jamais existé, que les milions de juifs sont juste "partis")

et sinon tu veux qu'on fasse quoi? Qu'on peigne des draps et qu'on aille manifester au pantheon? Tu veux qu'on porte plainte pour apologie de crime nazi?

J'ai l'air d'en rigoler mais s'il s'amuse à dire ca en Allemagne il va en prison (ils sont tres severes là dessus et on peux difficilement les en blâmer)

Venant de Le Pen plus rien me choque donc bon, c'est vraiment dommage mais ca me blase plus qu'autre chose.

Continues donc ta revue de presse, je la lis meme si je viens jamais commer (et pi regarde je me suis pris un bide avec New York district c'est pas pour autant que je râle :p )

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Voilà, encore une fois, internet fait chier : après avoir tapé un long texte, tac, la connexion s'interromps ; résultat, 5 minutes de gâchés dans ma vie.

 

Je reprend. Tout à fait d'accord avec Pandé.

Maintenant, et même si j'aurais des réponses (si réponse il y'a) pas super sympa, m'en tape, j'assume, je vais dire ce que je pense de ce genre d'article : ils me font chier. Attendez, le nazisme, la croix gammée, le racisme, on en bouffe où que l'on aille, et ce en dépit des autres choses. Je dis pas qu'il faudrait oublier cette période (ce serait très c#n), je dis simplement qu'il faudrait qu'on cesse de nous focaliser là dessus. Parce que bon, ok, les chambres à gaz, les massacres et tout le reste, ce fut horrible (beaucoup disent que c'etait "inhumain", mais, entre parenthèse, c'est justement super humain, on est la seule espece à torturer, piller, tuer pour le plaisir) ; cependant, niveau passé, y'a eu bien pire, sans compter sur le présent.

 

Faut arrêter quoi, se lamenter ou même en parler ne sert strictement à rien, on pourrait faire ca si de nos jours plus rien de tel n'existerait, mais c'est loin, très loin d'être le cas :p

 

 

Bon, en fait je voulais pas du tout parler de ca au départ, mais c'est pas grave.

En fait, sans que ce soit une revue de presse, voici la réponse du Chef Seattle en 1854 au gouvernement américain qui lui proposait d'abandonner sa terre aux blancs et promettait une "réserve" pour le peuple indien.

 

 

 

 

 

Comment peut-on vendre ou acheter le ciel, la chaleur de la terre ? Cela nous semble étrange. Si la fraîcheur de l'air et le murmure de l'eau ne nous appartiennent pas, comment peut-on les vendre ?

 

Pour mon peuple, il n'y a pas un coin de cette terre qui ne soit sacré. Une aiguille de pin qui scintille, un rivage sablonneux, une brume légère, tout est saint aux yeux et dans la mémoire de ceux de mon peuple. La sève qui monte dans l'arbre porte en elle la mémoire des Peaux-Rouges. Les morts des Blancs oublient leur pays natal quand ils s'en vont dans les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre si belle, puisque c'est la mère du Peau-Rouge.

 

Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous. Les fleurs qui sentent si bon sont nos surs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères ; les crêtes rocailleuses, l'humidité des Prairies, la chaleur du corps des poneys et l'homme appartiennent à la même famille.

 

Ainsi, quand le grand chef blanc de Washington me fait dire qu'il veut acheter notre terre, il nous demande beaucoup...

 

Les rivières sont nos surs, elles étanchent notre soif ; ces rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler tout cela et apprendre à vos enfants que les rivières sont nos surs et les vôtres et que, par c#nséquent, vous devez les traiter avec le même amour que celui donné à vos frères. Nous savons bien que l'homme blanc ne comprend pas notre façon de voir.

 

Un coin de terre, pour lui, en vaut un autre puisqu'il est un étranger qui arrive dans la nuit et tire de la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas sa sur, mais son ennemie ; après tout cela, il s'en va. Il laisse la tombe de son père derrière lui et cela lui est égal !

 

En quelque sorte, il prive ses enfants de la terre et cela lui est égal. La tombe de son père et les droits de ses enfants sont oubliés. Il traite sa mère, la terre, et son père, le ciel, comme des choses qu'on peut acheter, piller et vendre comme des moutons ou des perles colorées. Son appétit va dévorer la terre et ne laisser qu'un désert...

 

L'air est précieux pour le Peau-Rouge car toutes les choses respirent de la même manière. La bête, l'arbre, l'homme, tous respirent de la même manière. L'homme blanc ne semble pas faire attention à l'air qu'il respire. Comme un mourant, il ne reconnaît plus les odeurs. Mais, si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est infiniment précieux et que l'Esprit de l'air est le même dans toutes les choses qui vivent. Le vent qui a donné à notre ancêtre son premier souffle reçoit aussi son dernier regard. Et si nous vendons notre terre, vous devez la garder intacte et sacrée comme un lieu où même l'homme peut aller percevoir le goût du vent et la douceur d'une prairie en fleur...

 

Je suis un sauvage et je ne comprends pas une autre façon de vivre. J'ai vu des milliers de bisons qui pourrissaient dans la prairie, laissés là par l'homme blanc qui les avait tués d'un train qui passait. Je suis un sauvage et je ne comprends pas comment ce cheval de fer qui fume peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour les besoins de notre vie.

 

Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes avaient disparu, l'homme mourrait complètement solitaire, car ce qui arrive aux bêtes bientôt arrive à l'homme.

 

Toutes les choses sont reliées entre elles. Vous devez apprendre à vos enfants que la terre sous leurs pieds n'est autre que la cendre de nos ancêtres. Ainsi, ils respecteront la terre. Dites-leur aussi que la terre est riche de la vie de nos proches. Apprenez à vos enfants ce que nous avons appris aux nôtres : que la terre est notre mère et que tout ce qui arrive à la terre arrive aux enfants de la terre. Si les hommes crachent sur la terre, c'est sur eux-mêmes qu'ils crachent.

 

Ceci nous le savons : la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Ceci nous le savons : toutes les choses sont reliées entre elles comme le sang est le lien entre les membres d'une même famille. Toutes les choses sont reliées entre elles...

 

Mais, pendant que nous périssons, vous allez briller, illuminés par la force de Dieu qui vous a conduits sur cette terre et qui, dans un but spécial, vous a permis de dominer le Peau-Rouge. Cette destinée est mystérieuse pour nous. Nous ne comprenons pas pourquoi les bisons sont tous massacrés, pourquoi les chevaux sauvages sont domestiqués, ni pourquoi les lieux les plus secrets des forêts sont lourds de l'odeur des hommes, ni pourquoi encore la vue des belles collines est gâchée par les fils qui parlent. Que sont devenus les fourrés profonds ? Ils ont disparu. Qu'est devenu le grand aigle ? Il a disparu aussi.

 

C'est la fin de la vie et le commencement de la survivance.

 

 

Moi je dis, respect. Et ca fait réfléchir.

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Tu vas pas avoir de posts vraiment contradictoires en fait je comprends ce que tu veux dire, tu aimerais qu'on passe à autre chose tout en gardant à l'esprit ce qu'il s'est passé sous le 3eme Reich.

En Allemagne, y'a un peu le meme debat, depuis 1945 ils ont fait un gros travail de pardon et de commemoration, y'a qu'à voir le derniere monument : un gigantesque commemorial juif en plein Berlin (je crois bien que ca sera comme un cimetierre) ils ont aussi pleins de petits panneaux dans certaines rue indiquant : en 1935 les juifs n'avaient deja plus le droit de dépasser cette rue apres le couvre feu bla bla

Cela dit moi j'aimerais bien qu'on parle aussi des tziganes, homo, fin tous les autres "impurs" selon le dictateur parce que, certes les juifs ont été laminés, torturés, ils ont été la cible privilégiée mais d'autres ont souffert aussi mais bref je m'eloigne de ce que je voulais dire...

Sinon tu seras ravi d'apprendre Ennix qu'une enquete à été ouverte pour negationnisme de crime contre l'humanité par Perben (le ministre de la justice himself) et comme quoi j'avais raison dans mon premier post :molo:

Pour en revenir au texte du chef peau rouge, il a raison et amplement raison et pourtant c'est pas lui qui a le droit de parler...

 

et sinon

alors là, c'est vraiment la coupe qui fait déborder le vase.

 

Moi j'aurais dit goutte au lieu de coupe mais bon (oui en ce moment j'adoooore reprends Ennix ^^)

et je conclue par une breve moi aussi et, vous vous en doutez, je plonge allegrement dans le bon gout

 

Abraham Lincoln était-il bisexuel ?

 

L'affaire agite la presse américaine et les nombreux spécialistes de ce personnage énigmatique qui a déjà suscité plus de 10 000 ouvrages : Abraham Lincoln (1809-1865), 16e président des Etats-Unis, figure mythique de la guerre de Sécession, chef de file des anti-esclavagistes et symbole du self-made-man américain.  Sa vie intime échauffe les esprits depuis longtemps, et une question revient soudain : Abraham Lincoln était-il bisexuel ? Ce nouvel os à ronger est suscité par un livre : The Intimate World of Abraham Lincoln ("Le Monde intime d'Abraham Lincoln"), de C. A. Tripp. Un ouvrage, publié par la prestigieuse maison d'édition Free Press, qui a obtenu les faveurs du New York Times et des pages d'exégèse dans le magazine Vanity Fair par l'écrivain Gore Vidal - lui-même auteur, entre autres, d'un essai sur Lincoln.

 

C'est que C. A. Tripp, celui par qui le scandale arrive, est un savant reconnu de la chose sexuelle. Il fit partie de l'équipe de chercheurs entourant Alfred C. Kinsey, auteur en 1948 du Comportement sexuel chez le mâle humain. Psychologue et écrivain homosexuel influent, Tripp est mort en 2003, deux semaines après avoir mis le point final à son ouvrage. Non sans avoir eu le temps de conclure : Abraham Lincoln était gay. Des biographes avaient déjà mentionné le mariage équivoque du président avec Mary Todd (même s'ils eurent quatre enfants) comme sa relation trouble avec Joshua Speed, l'ami de jeunesse avec qui il partagea son lit. Mais, selon C. A. Tripp, aucun n'a osé reconnaître son homosexualité. Lincoln, démontre-t-il en s'appuyant sur des lettres et des récits écrits par des proches du président, avait entretenu des rapports amoureux avec plusieurs hommes, dont le capitaine de ses gardes du corps, David V. Derickson.

 

Le débat n'est pas clos. "A cette époque de pionniers, écrit David Herbert Donald, professeur émérite à Harvard, deux fois Prix Pulitzer, considéré comme un des meilleurs biographes de Lincoln, l'espace était restreint et les hommes partageaient les lits. Et la correspondance entre Lincoln et Speed n'était pas celle de deux amants." Pour une autre spécialiste, Jean H. Baker, l'indépendance d'esprit du président et ses positions subversives s'expliquent enfin : "En tant qu'homosexuel, il était aux marges de la tradition."

 

Les Americains n'ont vraiment rien à faire dans la vie moi je dis (remarquez on a bien eut un français pour ecrire que les attentats du 11 septembre, celui de washington precisément n'avait pas eu lieu -_-)

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j'assume, je vais dire ce que je pense de ce genre d'article : ils me font chier.

Oulah... Je m'excuse d'avance, je suis à moitié sur les nerfs vu que j'essaye d'arrêter de fumer, mais quand je lis ce genre de choses, ça me fout hors de moi... Tu trouves plus intéressant de parler des loups des pyrénées plutôt que de millions de gens tués au nom d'une idéologie de m##de ? Ne pas en parler et le meilleur moyen d'oublier, ce qui ne m'étonnerait pas, vu comme les gens sont des c#ns...

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Ha bah, l'Igno, faut voir une chose, c'est que contrairement à ce que tu dit, le nazisme, y'a PAS eu pire. Avant les nazis, le seul truc qui se raproche de ce qu'ils ont fait, c'est le génocide arménien, et même là, les turcs étaient pas allé aussi loin dans l'horreur, dans l'industrialisation du massacre. Les pires massacres coloniaux ne sont pas aussi graves que ce qu'à fait le nazisme, les goulags n'ont pas réussi à faire pire (c'est pas faute d'avoir essayé), et même les deux génocides (sans compter les autres nétoyages ethniques et crimes de guerre variés) qui ont suivis n'ont pas réussi à égaler l'horreur du nazisme.

 

Ce qu'à fait hitler, c'est la forme la plus aboutie de dictature et de destruction qu'on ai vu dans l'histoire. C'est pour ça qu'on en parle encore aujourd'hui, parceque rien n'a jamais été pire que le nazisme, RIEN.

 

Hitler, c'est le totalitarisme complet, abouti, la dernière phase de la dictature: il n'y a plus de liberté, plus de pensée, le leader est élevé au statut de demi-dieu infaillible et le peuple n'est plus qu'n outil devant servir son grand dessein (l'expression "matériel humain" elle est de lui), quand à ce qui ne lui est pas utile, il est appelé à disparaître, à être détruit. Hitler voulait une Europe "nettoyée" ou ne resterait plus que la population fanatisée ne servant que lui. Il a été mis hors d'état de nuir, mais il rêvait d'un empire qui aurait englobé l'europe, une partie de l'asie, le bassin méditerranéen, qui aurait récupéré les empires coloniaux des vaincus, et aurait détruit juifs, tziganes, slaves, arabes..... pour mettre à la place des "aryens". Même en France, soit disant "épargnée" selon les dires de Lepen, le quart noir-ouest avait déjà un nettoyage ethnique en préparation: il était prévu de remplacer la poulation de cette partie là de la France par des allemands, ceux qui avaient fui les combats étaient déjà interdits de retour et l'expulsion de ceux qui restaient aurait eu lieu sans le débarquement. Même sans être juif, tzigane, ou communiste, nous (c'est à dire les Français) étions à deux doigts de subir le même sort que les réfugiés du Darfour. Son projet de "purification" signifiait l'élimination immédiate ou lente de la TOTALITÉ des peuples qui n'étaient pas les siens. Et après l'Europe, il avait déjà prévu de s'attaquer (aux alentours de 1960) à l'Amérique, pendant que le Japon appliquait en Asie une politique comparable. C'est dire si sa folie allait loin: tous les continents étaient visés.

 

Y a deux raisons pour lesquelles on doit se souvenir du nazisme, même si au fur et à mesure que les rescapés meurent et avec eux la "mémoire vivante des témoins" cette période devient de plus en plus abstraite et "historique"

La première, c'est comme je l'ai dit plus haut, parceque le nazisme est quelque chose d'exceptionnel, et non pas une dictature parmis xd'autres ou simplement "plus violente": c'est l'absolu dictatorial, un exemple qui montre jusqu'à quelles horreurs l'homme peut aller dans un régime totalitaire.

La seconde, c'est que le nazisme n'est pas mort.

Contrairement à ce qu'on croit souvent, il n'y a pas eu de "dénazification" à l'ouest (il y en a eu une à l'est, qui servi de prétexte à l'élimination de tout ce qui n'était pas Stalinien, et elle n'a quand même pas empêché l'apparition de néo-nazis): pour te donner une petite idée: en Allemagne, sur les 150.000 criminels de guerre nazis, 30.000 seulements furent jugés, et ceux (pas tous) qui furent condamné ont retrouvé depuis la liberté. C'est dire si contrairement à ce que les neo-nazis prétendent, la "justice des vainqueurs" fut douce, trop douce, même. Et qu'est-ce qu'ils ont fait, tous ces petits blonds-bruns (cheveux-chemise), à ton avis? Ils ont recréé l'extrème droite qu'on a aujourd'hui. C'est pour ça qu'il faut savoir, parceque les successeurs d'Hitler existent et rodent encore, et c'est pour ça qu'il faut gueler quand un neo-nazi (parceque Lepen n'est rien d'autre) fait une tentative de "réhabiliter" (dans un journal d'extrème droite négationniste et antisémite, comme par hasard) le régime nazi: il veut un régime du même acabit en France, avec lui dans le rôle du Chef absolu, il veut le pouvoir d'un roi, le culte d'un dieu, ici, dans notre pays, et si on ne se rappelle pas de l'histoire, si on oublie les crimes nazis et qu'on est incapable de voir la ressemblance entre les faschos d'aujourd'hui et ceux d'hier, on devient incapable de prévoir ce qui va nous arriver si un tel mec arrive au pouvoir. Et si on sait pas ce qu'un tel salopard à en réserve dans son sac pour nous, on peut plus résister à son assention, à sa prise de pouvoir. Tu connait l'adage: celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à revivre les tragédies du passé, et si on cesse de parler du nazisme, alors on est condamné à subir sa résurection, immanquablement, et aps dans plusieurs générations: quelques années, moins d'une décénie, peuvent suffire.

 

Edit : Ouais... C'est ce que je disais :molo:

Modifié par Spartan

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